Sur le site des affaires municipales on peut observer les résultats du vote du 1er novembre dernier.
Huit des dix plus grandes villes du Québec avait l'occasion de réélire leur maire. Les québécois ont réelu leur candidat sortant à la mairie à huit reprises (100%)!!
Montréal: Gérald Tremblay réélu à 37,9% avec un taux de participation de 39,4%, soit 14,9% de la population apte à voter.
Gatineau: Marc Bureau 44,1% x 39,4% = 17,4%
Laval: Gilles Vaillancourt 61,3% x 35,7% = 21,9%
Terrebonne: Jean-Marc Robitaille 68,8% x 34,8% = 23,9%
Trois-Rivières: Yves Lévesque 54,9% x 46,4% = 25,5%
Québec: Régis Labeaume 79,7% x 48,5% = 38,7%
Saguenay: Jean Tremblay à 77,8% x 51,5% = 40,1%
Lévis: Danielle Roy-Marinelli à 100%!! (sans opposition)
Deux villes avaient un nouveau choix à faire:
Sherbrooke : Bernard Sévigny 34,4% x 44,6% = 15,3%
Longueuil: Caroline St-Hilaire 52,9% x 38,9% = 20,6%
Plusieurs maires sortants ont été passablement critiqué tout au long de leur mandat respectif, selon les enjeux locaux, plusieurs se démarquent par leur arrogance et plus récemment pour des allégations de corruption. Il faut croire que leurs défauts sont négligeables par rapport à leurs qualités en tant que maire et mairesse. À moins que les québécois n'aient pas compris le système démocratique dans lequel ils sont? Effectivement, il semble désormais que l'on doit aller voter pour se faire entendre!!
À mon avis, il est faux de prétendre que Gérald Tremblay n'a pas la légitimité d'être maire parce qu'il n'a obtenu que 14,9% de l'appui des électeurs aptes à voter. C'est à vous d'aller voter. Peut-être aurait-il été préférable d'avoir un 2e tour de vote? Ainsi, le troisième candidat, Richard Bergeron aurait pu être éliminé et les Montréalais aurait pu se prononcer pour Louise Harel et ainsi déloger M. Tremblay?
On pourrait dire la même chose au fédéral. Comment déloger le Parti Conservateur, puisque tout le monde semble être contre, même s'il demeure à la tête du gouvernement fédéral dans les sondages. On pourrait créer un parti de droite bidon pour diviser les votes?
À quoi bon? Car il est aussi faux de prétendre que Gilles Taillon n'a pas l'autorité morale de gouverner l'ADQ au niveau provincial. Ce n'est qu'un vote de plus que son adversaire, mais c'est quand même la majorité. Selon Tommy Chouinard de La Presse, seulement 3912 militants, sur près de 13 600, ont exercé leur droit de vote et exprimé au téléphone un premier, puis un second choix. À l'issue du premier tour, Éric Caire (41,69% ; 1631 votes) devançait Gilles Taillon (40,16 % ; 1571 votes) et Christian Lévesque (18,15% ; 710 votes). Comme aucun candidat n'a obtenu une majorité absolue, M. Lévesque a été écarté, et les deuxièmes choix de ses 710 partisans ont été utilisés pour déclarer un vainqueur. C'est alors que le vent a tourné en faveur de M. Taillon (1957 votes contre 1955 pour M. Caire au deuxième tour).
Comme quoi, il n'y a pas de système parfait, car il y aura toujours une situation pour avantager ou désavantager un adversaire. Par contre, il semble y avoir une constante, ceux qui vont voter, aussi peu soient-ils, ont plus de chance de voir leur choix considéré. Alors au lieu de faire des calculs mathématiques pour arriver aux résultats qui font votre affaire, allez donc voter!! Ou mieux encore, présentez-vous... peut-être serez-vous satisfait de la légitimité mathématique de ceux qui vont voter!!
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Je suis en faveur des scrutins multiples. Pour obtenir une légitimité hors de tout doute raisonnable, un candidat devrait obtenir 50% +1 vote des électeurs. Je crois aussi qu'un vote ne devrait être considéré que si le taux de participation atteint les 70%, sinon c'est la tutelle jusqu'à ce que l'élection soit complétée en bonne et due forme. Ça en ferait réfléchir quelques uns et agir quelques autres...
RépondreSupprimerPour ce qui est du vote à l'ADQ, je dis qu'on en a rien à foutre. Les Adéquiste ont le droit d'élire qui ils veulent comme ils le veulent, ça ne ne regarde que les membres. Vous voulez un droit de regard? Prenez une carte de membre ou attendez les élections.
Sans discuter de l'ADQ, je m'interroge plutôt sur le principe. Je ne suis pas certain non plus que la tutelle soit très démocratique comme mode de gestion, mais bon si c'est ça que ça prend!!
RépondreSupprimerJe passe par ici avec un peu de retard, mais je réagis malgré tout. Si la tutelle était une solution viable, les municipalités n'existeraient pas. Toutefois, elle n'est pas un accroc à la démocratie puisque les municipalités sont des créatures du gouvernement provincial. Puis, peut-on parler de démocratie avec l'expression de 15% de la population apte à voter?
RépondreSupprimerD'un autre côté, la démocratie est peut-être revenue à ce qu'elle était au départ: la voix des élites de la cité.