L'histoire débute par un reportage à Radio-Canada le 15 octobre dernier. Merci à Marie-Maude Denis et Alain Gravel, qui après un an d'enquête, dévoile le malaise. Des entrepreneurs menacés. Des contrats arrangés. Des prix gonflés. Depuis ce reportage, chaque jour des journalistes d'enquête de divers médias, sortent leur scoop un après l'autre. On croirait revivre la mafia des années 70. Les besoins d'établir une commission publique d'enquête devient de plus en plus évidente.
C'est pourtant sous la forme d'une opération policière de la Sureté du Québec que M. Charest, via Jacques Dupuis, ministre de la Sécurité publique, décide d'intervenir le 23 octobre dernier. L'Opération Marteau. Bien des débats depuis le dernier mois, mais tel que rapporté par Brian Myles, Le devoir, 24 novembre 2009 : "...réclamer la tenue d'une enquête publique sur la corruption dans l'industrie de la construction. Fidèle à lui-même, le premier ministre Jean Charest n'en voit pas l'utilité. M. Charest a réitéré hier que son gouvernement misait en priorité sur les enquêtes criminelles pour venir à bout de la corruption endémique dans la construction. «Si on veut arriver à des résultats, il faut prioriser les enquêtes. C'est les enquêtes qui permettent à la police justement d'aller chercher des preuves, des faits qui, dans la suite des choses, vont nous permettre d'enrayer le problème», a dit hier M. Charest."
Dans le même article, on mentionne que le président de l'Association des policiers provinciaux du Québec lui-même a réclamé la tenue d'une commission d'enquête sur la construction, car les investigations policières à elles seules ne permettront pas d'éclairer le public sur la corruption et de resserrer la surveillance des appels d'offres. Wow.
Des histoires d'horreur, il doit y en avoir des tonnes. La région de Montréal est probablement la plus visée... C'est le retour de la corruption. La prohibition. La mafia New-Yorkaise. Les maisons de jeux des années 20. Les cabarets de Montréal. La mafia Montréalaise. Ramenez-nous Jean Drapeau et la police de la corruption et de moralité, les années 50. Ramenez-nous Robert Bourassa et la Commission d'enquête sur le crime organisé (CECO), les années 70.
On peut bien critiquer la Commission Gomery. Mais elle aura mis de l'avant les criminels à cravate. La population devient de plus en plus consciente et réclame que les gouvernements en face davantage pour contrer ce genre de crimes. La situation dans la construction est un régime de terreur pour les fonctionnaires. Un cocktail explosif, sous fond de corruption, de magouille d'attribution de contrats, de mafia et quoi encore? Un système bien organisé, bien implanté. Un cancer généralisé.
Quoi de mieux pour réchauffer le coeur de nos travailleurs de la construction, qu'une bonne soupe bien chaude. Le premier Ministre est dans la soupe chaude. Aussi bien choisir la sorte, une bonne soupe au Placebo. Afin de se sentir moins seul, il nous la servira lui-même, à nous tous citoyens. Le placebo c'est l'administration du faux remède qui guérit miraculeusement le patient. L'Opération Marteau, ça peut marché si on y croit tous. Désolé, on parle du cancer ici. Trop de groupes se sont prononcés. La soupe est mauvaise. Qu'est-ce que le parti Libéral a à cacher. Rien? On veut le savoir. On veut un grand ménage. Nous sommes en 2009, nous sommes prêt!! À quoi ça sert d'avoir les deux mains sur le volant si on n'a pas les moyens de se payer plus qu'un soupe. Servez-nous le repas principal. Monsieur Charest, les citoyens veulent une commission d'enquête sur la construction!!
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Ben Manu, tu as tout à fait raison. J'ai vécu une partie de la torpeur de la construction, ça ne date pas d'hier mais là... C'est pire. Comme tu l'as dis, c'est un cancer qui se propage dans le domaine.
RépondreSupprimerTu es vraiment incroyable Manu
Dann
bon éditorial Manu ! je suis d'accord avec toi ! MJ
RépondreSupprimerM. Parent, je vous félicite de votre initiative à aborder ces sujets politiques. Par contre les questions politiques et enironnementales n'intéressent presque personne... vous devriez parler d'occupation double et je suis certaine que votre blogue déborderait de commentaires, mais la réalité est autre que ces émissions superficielles dépourvues de contenus. Vous pouvez également demander aux hommes ce qu'ils pensent de l'échange Latendresse-Pouliot et nous voilà partis pour quelques heures de débats enflammés, mais lorsqu'il est le temps de se prononcer sur l'économie du Québec, les gens préfèrent mettre la faute sur nos gouvernements et spéculer sur le controverse. Les Québécois demandent une commission d'enquête dans l'industrie de la construction, se sentent maintenant sollicité par l'avenir du Québec mais lorsque c'est le temps d'aller voter, ces Québécois sont devenus oisifs?
RépondreSupprimerMerci madame X. La raison m'apparaît bien simple. Avec un taux de décrochage scolaire de 29% en 2008, il est plus facile de discuter du quotidien, de la vie de tous les jours, d'occupation double et de hockey. C'est à la portée de tous. La politique et l'économie sont des domaines complexes qui demandent beaucoup de réflexions avant d'avoir des idées potables et idéalement un peu d'instruction. L'être humain étant relativement paresseux et aimant bien paraître avec ses conaissances doit se rabattre sur des sujets plus communs.
RépondreSupprimerMais en vérité, depuis que les Nordiques ne sont plus, je m'intéresse moins au hockey. Et Guillaume ayant choisi ma Marie-Ève, je n'ai plus de chance... alors je dois me rabattre sur la politique!!
Je dis OUI à une commission d'enquête publique afin de traité le cancer qui gruge le milieu de la construction.
RépondreSupprimerOn pourrait aussi introduire une meilleure alimentation des contrats, avec des antioxydants à la corruption.
Malheureusement, on ne fera pas disparaître le produit cancérigène, produit qui affecte bien des sphères de la société. J'ai fait une petit recherche dans le tableau périodique et j'ai trouvé le symbole de ce produit: $.