lundi 10 mai 2010

Ma rencontre avec la femme oignon!!

Y'a des gens que l'on rencontre et qui nous marquent pour différentes raisons. Un professeur à l'école, un passionné qui nous fait découvrir un sujet et qui nous donne le goût d'en savoir plus. Un ami cher pour nous réconforter, un autre pour s'amuser, rire et oublier nos tracas, un autre pour raconter nos histoires rocambolesques, un autre pour les vivre. Cette vieille dame qui a peine à bouger et qui sourit tout le temps à 90 ans. Cette autre qui démontre un courage inébranlable devant la maladie, la mort assurée. Celle qui a perdu son enfant.

Des collègues de travail, de passage et de longue date. Cette fille au centre d'achat, ce gars dans l'autobus. Une ancienne flamme, un membre de la famille éloigné, un vieux mononc cochon. Leur point commun, nous faire vivre une émotion, nous faire réaliser qui nous sommes, nous faire réfléchir, nous apprendre quelque chose.

Le twit en G-string sur la plage, le vieux monsieur qui tousse, l'handicapé qui prend une débarque, grand-mère qui glisse sur la glace. Celui qui a mauvaise haleine, cette personne qui nous a fait pleurer... comme un oignon. Une femme... encore... je sais pas pourquoi ;) Un jour j'ai rencontré la femme oignon. Ce n'est pas une question d'haleine, ni de m'avoir fait pleurer. Pire encore. Elle est difficile à éplucher!!

Elle possède une couche de protection qui la protège des intempéries. Ne la découvre pas qui veut. Elle ne laisse transparaître que très peu en surface. Un mécanisme d'autodéfense bien développé. Si vous croquez dedans à pleine dent, l'oignon est tellement fort en bouche que vous le recracherez... c'est une stratégie pour vous éloigner!!

Avec la femme oignon, il faut être patient. Elle ne dit pas tout. Il faut découvrir chacune des couches avec délicatesse. Encore une fois, elle ne se laissera pas faire, mécanisme de protection oblige. Plus vous gratterez, plus les yeux vous piqueront, jusqu'à ce que vous ne soyez plus en mesure de vouloir aller plus loin. Mais vous en apprendrai davantage et si vous surmontez cette épreuve, vous découvrirez une saveur exquise. Réchauffez là soigneusement, sans la brûler et vous aurez droit à un délice caramélisé et légèrement sucré. Votre récompense pour vos efforts.

On peut rencontrer des gens qui nous marquent de manière positive ou bien négative. Le bébé oignon est fragile et sensible à son environnement. Plus il rencontrera de mauvaises conditions, plus il risque de mal pousser, ça seul façon de survivre est d'avoir une bonne carapace. Parfois, la carapace permet aux meilleurs oignons de grandir et de se développer convenablement. J'imagine que plus on leur fait attention, plus ils sont délicieux!!

On dit même de l'oignon qu'il a des vertus thérapeutiques, alors prenez-en soin!!

6 commentaires:

  1. Est-ce qu'on peut se déguiser en oignon avec certaine personne? :)

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  2. je crois que l homme oignon existe aussi..

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  3. Je crois que la femme oignon fait des commentaires anonymes ;)

    ...et j'ai moins d'intérêt, il est vrai, envers l'homme oignon!!

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  4. Rappelons-nous qu'une fois sortis des conditions idéale de conservation, l'oignon flétri ou germe.

    S'il germe, il finira par faire une fleur. Chez l'oignon, même la fleur naît enveloppée. Une fois éclose, c'est une fleur magnifique.

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  5. Je me reconnais en la femme oignon. Ça me parle beaucoup! Des hommes patients, ils en a eu quelques-uns, mais aucun n'a pu se rassasier de la couche caramélisé. Dommage, car je sais comme eux qu'elle est là, prête à se faire dévorer. Mais plus les couches par-dessus sont tenaces, épaisses et nombreuses, plus c'est long. C'en est presque qu'un trouble psychologique qui se guérit à force de se mettre en exposition à des situations pouvant déshabiller chacune de ses couches (dans mon cas, avec les gens en général, mais surtout les hommes). Mais chaque couche découverte est un travail titanesque, déstabilisant accompagnée de peur et de tristesse pour cette femme-oignon que je suis. Alors elle se rhabille, en ajoutant une de plus parfois, pour se protéger davantage pour la prochaine fois. Pour ne pas souffrir. Bien qu'elle sache, que cette distance que crée ces pelures d'oignon ne sont pas si confortables, voir même PRESQUE qu'aussi souffrantes que de les enlever. L'environnement dans lequel elle vit depuis sa tendre enfance est la principale cause. Les médias, l'entourage, la publicité, la société, les fausses croyances véhiculées, l'école, la famille, etc.
    Sur ce, je suis contente de voir que je ne suis pas seule. Et même si tout cela semble lourd à porter, la vie n'en est pas si dure à vivre pour autant. Il y a des jours pour travailler sur soi et d'autres pour s'oublier de tout, dans tout.
    Bonne journée ;o)
    Mel

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